La remise en état se joue en une séquence de quinze jours : état des lieux de sortie contradictoire le jour de la restitution des clés, qualification puis chiffrage des dégradations, réparations avant peinture et ménage en dernier, photos et annonce en parallèle. Le partage des coûts entre locataire sortant et propriétaire découle de cette qualification, pas de l'impression laissée par la visite.
Vous venez de recevoir le préavis et vous devez relouer vite. Cette page donne la vue d'ensemble de la rotation : le calendrier daté, le tableau de répartition locataire/propriétaire, les règles de retenue sur dépôt de garantie et les points à surveiller pendant la vacance. Les détails du ménage, des vitres, de la cuisine et du linge sont traités dans les pages dédiées.
Le parcours
Les étapes de cette page, dans l’ordre.
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01 J0 · Clés et état des lieux Remise des clés et état des lieux de sortie contradictoire, photos à l'appui.
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02 J+1 à J+3 · Qualifier et chiffrer Chaque dégradation est classée réparation locative, usure normale ou vétusté, puis devis demandés et locataire informé.
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03 J+4 à J+11 · Réparer puis peindre Plomberie, électricité et menuiseries d'abord, peinture ensuite, jamais l'inverse.
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04 J+12 à J+15 · Ménage, photos, annonce Ménage final, reportage photo, mise en ligne de l'annonce et premières visites.
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Qu'est-ce qui déclenche vraiment la remise en état ?
Tout part de la restitution des clés : c'est à ce moment que se tient l'état des lieux de sortie, et c'est lui qui fixe la suite.
Tout part de la remise des clés : c'est à cet instant que se tient l'état des lieux de sortie, le seul moment où les constats sont contradictoires et difficilement contestables. Sans état des lieux de sortie, vous ne pouvez plus imputer une dégradation au locataire sortant : la remise en état repose alors sur vous. Décidez donc dès J0 qui fait quoi : vous-même si vous êtes disponible, un gestionnaire ou un artisan de confiance pour les relevés techniques.
Ce qui se décide à J0
Le constat de sortie, les relevés de compteurs et la restitution des clés. Tout ce qui n'est pas noté ce jour-là devient difficile à réclamer ensuite.
- Acte fondateur
- état des lieux de sortie à la remise des clés
Le point cléPrenez des photos datées de chaque pièce avant de quitter les lieux.
Ce qui attend ensuite
Qualifier, chiffrer, notifier, puis enchaîner les travaux dans le bon ordre. La rotation se pilote en jours, pas en semaines.
Le point cléBloquez les créneaux artisans dès le lendemain de l'état des lieux.
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Avec quoi équiper le logement pour le ménage de rotation ?
Pour les ménages entre deux occupants, un aspirateur balai sans fil autonome fait gagner du temps sur les passages répétés entre les visites.
Entre deux locations, les ménages s'enchaînent souvent dans la même journée, car les visites s'ajoutent au nettoyage. Dans ces allers-retours, ce que vous cherchez d'abord, c'est du matériel qui ne vous ralentit pas. Un aspirateur balai se sort et se range en quelques secondes : pas de fil à dérouler, pas de prise à chercher, vous le reprenez pour un passage rapide entre deux pièces.
Cette autonomie sans fil fait la différence quand vous devez repasser plusieurs fois sur les mêmes sols parce que quelqu'un est entré, ou que la poussière retombe après un dépoussiérage. Le geste reste le même, se sort et se range sans préparation. À vous de voir comment il s'insère dans votre séquence, une fois vos contraintes de temps et d'espace posées.
Pour la suiteReste à savoir dans quel ordre enchaîner les quinze jours.
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Dans quel ordre enchaîner les quinze jours ?
Le rétroplanning part de la date de fin de bail et se déroule en quatre blocs : constat, qualification, travaux, relocation.
Un calendrier daté transforme une remise en état floue en une suite de tâches que vous pouvez confier, suivre et cocher. Il part de la date de fin de bail et avance par jalons : le constat, puis la qualification des postes, les travaux et enfin la relocation. Un point de départ unique évite les décisions dispersées.
L'ordre compte : devis et notification au locataire avancent pendant que les artisans sont déjà programmés, jamais après. Vous gagnez les semaines que coûte l'attente. La même séquence indique quand photographier et diffuser l'annonce pour que visites et fin de chantier se répondent.
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J0, Clés et état des lieux
État des lieux de sortie contradictoire, relevés de compteurs, photos de chaque pièce, restitution des clés et du trousseau complet.
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J+1, Qualifier les écarts
Chaque écart entre l'état des lieux d'entrée et celui de sortie est classé : réparation locative, usure normale ou vétusté.
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J+2 à J+3, Devis et information du locataire
Demandez deux à trois devis sur les postes imputables, puis adressez au locataire sortant le détail des retenues envisagées avec les justificatifs.
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J+4 à J+8, Réparations techniques
Plomberie, électricité, menuiseries, serrurerie, remise en service des équipements. Les interventions sales et humides passent en premier.
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J+9 à J+11, Peinture et finitions
Peinture, rebouchage, joints, petites reprises. Rien ne se peint avant que les réparations soient terminées et sèches.
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J+12 à J+15, Ménage, photos, annonce
Ménage complet, reportage photo daté, mise en ligne de l'annonce et premières visites dès que le logement est présentable.
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Quels postes relèvent du locataire et lesquels restent à votre charge ?
Le décret du 26 août 1987 fixe la liste des réparations locatives ; tout ce qui relève de la vétusté, d'une malfaçon ou d'un vice de construction reste au propriétaire.
Avant de parler d'argent, il faut nommer ce qui s'est passé. Une dégradation vous est imputable ; l'usure normale, non, même si l'élément paraît fatigué après des années d'occupation. De cette qualification dépendent le montant réclamé, la retenue sur dépôt et la preuve attendue.
Pour vous repérer, le décret fixe les réparations locatives, tandis que la vétusté, la malfaçon et le vice de construction restent à votre propriétaire. D'où la grille ci-dessous : elle met en regard dégradation, usure et vétusté, avec des cas concrets.
Répartition : postes du décret du 26 août 1987 face aux charges du propriétaire
| Poste | Réparation locative (décret du 26 août 1987) | Charge du propriétaire |
|---|---|---|
| Propreté des murs et plafonds | Nettoyage courant | Réfection complète, traces d'humidité structurelle |
| Peinture | Menus raccords de peinture | Remise en peinture générale liée à la vétusté |
| Canalisations | Dégorgement des canalisations accessibles | Remplacement de canalisation, vice de construction |
| Robinetterie et chasse d'eau | Joints de robinets et de chasse d'eau | Remplacement du mécanisme usé par le temps |
| Hotte et ventilation | Nettoyage des filtres et de la hotte | Moteur hors service, malfaçon d'installation |
| Chauffe-eau | Entretien courant et détartrage | Panne d'un appareil en fin de vie |
| Vitres | Nettoyage intérieur des vitres | Remplacement d'un vitrage, défaut d'étanchéité |
| Serrurerie et menuiseries | Petites remises en état après usage normal | Remplacer une porte ou une fenêtre dégradée par vétusté |
Repères usuels issus de l'annexe du décret du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives. En cas de doute sur un poste, la qualification se fait au cas par cas, devis à l'appui.
Pour approfondir
La qualification n'est presque jamais pure : un même élément peut relever de trois logiques à la fois. Voici comment démêler ce cumul sans perdre la retenue ni vous exposer à la contestation.
Cumul de qualifications
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Pourquoi faut-il réparer avant de repeindre ?
L'ordre des interventions est ce qui évite de repeindre deux fois : toutes les interventions techniques passent d'abord, la peinture ensuite, le ménage en dernier.
Vous repeignez avant d'avoir réparé, et la peinture neuve est à refaire. Les interventions humides, salissantes ou qui demandent de percer, plomberie, électricité, menuiseries, passent donc avant tout rebouchage. Ce n'est pas une préférence de chantier mais l'ordre qui vous évite de payer deux fois.
Alors réservez les créneaux dès le lendemain de l'état des lieux, avant même la fin du chiffrage : un artisan présent tôt n'attend pas qu'un autre chantier se libère. Pour les travaux de structure, de gaz et d'électricité générale, la loi est claire : ces postes relèvent d'un professionnel qualifié, vous pilotez la rotation mais vous ne bricolez pas. Avant toute intervention, sécurisez : coupez l'eau si nécessaire, condamnez les circuits douteux, faites vérifier les équipements de sécurité.
Pour la suiteUne fois l'ordre posé, reste à savoir combien prévoir pour une remise en état courante.
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Combien prévoir pour une remise en état courante ?
Pour un appartement en bon état, la remise en état courante se situe dans une fourchette de 300 à 800 €, hors dégradation lourde ou reprise technique.
Un logement rendu propre avec quelques menus raccords se situe dans la fourchette basse. Une remise en peinture partielle ou une remise en service des équipements vous place dans la fourchette haute. Ces montants restent des ordres de grandeur datés : ajustez-les selon la surface, l'état du logement et les devis que vous obtenez réellement.
Une reprise technique, plomberie, électricité, chauffe-eau, sort de cette fourchette. Elle se chiffre sur devis et se répartit selon la qualification retenue : ces travaux relèvent d'un professionnel. Le budget courant ne couvre donc que l'entretien, pas la remise aux normes.
Ordre de grandeur d'une remise en état courante (appartement en bon état, 2026)
- Produits de ménage et consommablesOrdre de grandeur 2026 ; détails dans la page consacrée au ménage entre deux occupants 30 € – 80 €10 %
- Menus raccords de peinture et rebouchageFourchette pour un volume réduit de surfaces, fournitures incluses si vous peignez vous-même 100 € – 300 €36 %
- Joints, robinetterie, petites piècesPièces d'usure courantes, hors main-d'œuvre 40 € – 120 €15 %
- Remise en service des équipementsDétartrage, filtres, remise en état du réfrigérateur et des appareils de cuisine 60 € – 150 €19 %
- Remplacement de petits équipementsOrdre de grandeur pour des éléments simples, hors appareil de gros électroménager 70 € – 150 €20 %
Fourchette globale de référence : 300 à 800 € pour un appartement en bon état. Tous les montants sont des ordres de grandeur datés 2026, à confronter à un devis.
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Que pouvez-vous retenir sur le dépôt de garantie, et sous quelles preuves ?
La retenue ne peut porter que sur des sommes justifiées : devis ou factures, comparaison entre l'état des lieux d'entrée et de sortie, et qualification écrite de chaque poste.
Sans état des lieux d'entrée comparatif, une retenue est presque toujours contestée : la charge de la preuve pèse sur vous. Vous devez donc pouvoir opposer devis ou factures, et qualifier par écrit chaque poste. Le locataire sortant, lui, a droit au détail chiffré des retenues envisagées, poste par poste, avant que la restitution ne soit traitée.
Le délai de restitution est encadré : passé ce délai, une majoration est due au locataire, sauf dégradation signalée dans les formes. Anticipez donc le tri des justificatifs plutôt que de courir après.
Comparer entrée et sortie
Reprenez l'état des lieux d'entrée poste par poste. Chaque retenue doit citer l'écart constaté, pas une impression générale.
Joindre devis ou facture
Un devis d'artisan ou une facture, daté et détaillé, est la pièce maîtresse. Une estimation personnelle ne suffit pas.
Qualifier chaque poste
Indiquez pour chaque dégradation s'il s'agit d'une réparation locative, en écartant explicitement l'usure normale et la vétusté.
Tracer la notification
Le détail des retenues et les justificatifs sont adressés au locataire sortant, avec une date certaine. Conservez une copie et la preuve d'envoi.
Recalculer après décote de vétusté
Déduisez la part liée à l'âge de l'élément avant de fixer le montant retenu. Le calcul doit apparaître dans le courrier.
Restituer dans les délais
Respectez le délai légal applicable à votre bail, majoration comprise en cas de retard injustifié. Vérifiez la version en vigueur sur le site officiel.
Pour approfondir
La vétusté est souvent évoquée, rarement calculée. Voici comment un devis de reprise se transforme, ligne par ligne, en retenue réellement imputable.
Décote de vétusté
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Que faire du logement pendant la vacance ?
La vacance se prépare comme une période à risque : contrats, énergie, sécurité et assurances demandent une décision avant de quitter les lieux.
Un logement vide se dégrade plus vite qu'un logement habité. Si vous coupez tout, l'humidité s'installe, les matériaux travaillent, et certaines assurances habitation exigent le maintien d'une surveillance. Gardez donc un chauffage minimal en hiver et vérifiez votre contrat. Un logement inoccupé n'est pas couvert comme un logement occupé, puisque la déclaration du changement de situation peut être obligatoire. C'est le genre de détail qui décide si un dégât des eaux reste un incident ou devient un litige.
Les points de sécurité, eux, se contrôlent à J+12, pas le jour des visites. Détecteur de fumée, disjoncteur, coupure d'eau, vous les passez en revue une fois le logement rendu, quand plus personne ne circule et que chaque appareil est bien à l'arrêt. Un contrôle fait dans le calme vaut mieux qu'une vérification expédiée entre deux visites.
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Comment réussir la remise en état d'un logement entre deux locataires ?
La remise en état se joue sur trois piliers : un calendrier maîtrisé, une répartition claire des responsabilités et des preuves solides pour justifier toute retenue.
Le départ des clés déclenche la séquence. L'état des lieux de sortie sert alors de base à chaque décision. Un rétroplanning en quatre temps, du constat à la relocation, vous évite d'enchaîner les interventions dans le désordre, tandis que la distinction entre réparations locatives et vétusté détermine qui paie quoi. Enchaîner dans le bon ordre, technique avant peinture et ménage en dernier, fait gagner du temps et de l'argent.
Côté budget, une remise en état courante reste mesurée, à condition que le logement ne présente pas de dégradation lourde. Chaque retenue sur le dépôt de garantie doit être chiffrée et documentée, en comparant l'entrée et la sortie : sans cette preuve, une contestation est probable. Enfin, n'oubliez pas de gérer la vacance comme une période à risque, avec les contrats, l'énergie et les assurances à sécuriser avant de quitter les lieux.
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